Je reviens sur le dossier Haïti...
Depuis la semaine dernière et les espoirs soulevés par le différentes déclarations de l'ambassadeur et du MAE , les choses n'ont pas beaucoup avancé...
Le Collectif a été reçu la semaine dernière et nous avons pu avoir confirmation de la ferme intention de la France de faire en sorte que les enfants en cours d'adoption arrivent le plus vite possible.
Pour MAM, il s'agirait d'un dossier prioritaire...
On pensait en savoir plus lundi, malheureusement la seule chose qu'on a pu apprendre c'est que l'accord entre nos deux pays n'a pu être signé le week-end dernier. (Les acteurs politiques haïtiens étaient un peu retenus ailleurs !)
On sait que tout le monde est en train de bouger pour faire en sorte que les choses avancent...mais tant que les choses ne sont pas faites, nous sommes dans une attente bien pénible. On se livre à toutes sortes de suppositions...(et plus le temps passe, plus les suppositions sont pessimistes bien sûr !)
Malgré tout nous gardons confiance. Dès qu'il y aura du nouveau, l'info sera transmise (un grand changement depuis la semaine dernière: le Collectif est reçu cordialement par le MAE et est même devenu un interlocuteur privilégié)
Alors on croise les doigts pour que notre bout d'chou soit bientôt là...Et, malgré ce qu'il m'en coûte de le dire, surtout qu'il ne soit plus là-bas...
mardi 30 novembre 2010
lundi 29 novembre 2010
Chanson inventée...
...et Maman est vraiment "bouchée" ...
Car à la fin du film je n'avais toujours pas compris où elle était supposée avoir entendu cette chanson...(et j'ai regardé plusieurs fois pourtant !)
Et c'est Papa qui a trouvé du premier coup...
C'était pourtant évident: ce que je prenais pour "en grandissant" ou "en récréation", c'était en fait "en grande section" (vous aviez compris, vous ?!?)
vendredi 26 novembre 2010
Dans son monde...
Une petite vidéo sympa...
J'avoue que je me retenais de rire parce que ça faisait au moins 25 fois qu'elle répétait la même chose, absorbée dans ses pensées...
Pensées où il était indiscutablement question de chasse au trésor !
J'avoue que je me retenais de rire parce que ça faisait au moins 25 fois qu'elle répétait la même chose, absorbée dans ses pensées...
Pensées où il était indiscutablement question de chasse au trésor !
jeudi 25 novembre 2010
Le calme après la tempête ?!?
Cette fois ce n'est pas d'Achille dont il s'agit, mais bel et bien de Marilou, notre petite tornade qui nous en a fait voir ces derniers temps...
Déjà pendant les vacances d'octobre, je l'avais trouvée un peu plus "pénible" que d'habitude. On pouvait mettre ça sur le compte de la fatigue accumulée depuis la rentrée, de journées qui semblaient bien longues alors qu'il n'y avait ni école ni cirque, et que la météo nous empêchait de passer du temps dehors (ce qui est toujours un bon moyen de calmer les "ardeurs" de notre pépette). Il y avait aussi très certainement une petite fatigue (morale et physique) de Maman, qui en plus avait perdu l'habitude d'avoir son p'tit engin dans les pattes toute la journée...
Je dois bien avouer que j'avais été soulagée qu'elle reprenne l'école ! (ouille, la honte !)
Elle s'était un peu calmée, et puis c'est remonté crescendo...
Sans arrêt dans l'opposition, la négociation; elle n'écoutait rien de ce qu'on lui disait, n'obéissait pas, râlait sans arrêt, faisait des crises pour un oui ou pour un non...
Merci Magali, tu m'avis parlé de la crise des 4 ans cet été...heu, c'est arrivé un peu en avance, là ! (A moins qu'il y en ait encore une autre prévue pour bientôt ?)
Maman et Papa ont passé beaucoup de temps à se fâcher, on a fini la semaine dernière épuisés de répeter tout le temps les mêmes choses; Marilou a passé beaucoup de temps à demander pardon (ah pour ça elle est pas mal forte, elle n'aime pas du tout quand on est fâchés alors elle s'excuse immédiatement...mais ça ne sert pas encore pour les fois d'après...)
Il semblerait que cette semaine, les choses se remettent en place petit à petit...Depuis ce week-end pas de crise, pas de punition...
Du coup tout le monde est plus détendu et tant mieux ! (on ne minimise pas non plus notre "responsabilité" dans l'affaire; on était sans doute un peu moins à l'écoute que d'habitude...)
(et en plus Maman a stressé à cause d'une attaque de poux, alors il a fallu tout traiter: Marilou, papa, Maman, la literie, les doudous, les plaids du salon, le linge de bain...)
Mais après vous avoir raconté tout ça, eh bien vous savez quoi ?
Eh bien voici du "stress" de parents que nous sommes heureux de vivre au quotidien...Les enfants ne sontjamais pas toujours sages comme des images, et tant mieux, c'est aussi comme ça qu'on les aime !
ILS SONT LA et c'est ça le meilleur qui puisse arriver...
Et il y a aussi des moments où ils sont adorables.
Quand ils dorment par exemple (;-D)
Déjà pendant les vacances d'octobre, je l'avais trouvée un peu plus "pénible" que d'habitude. On pouvait mettre ça sur le compte de la fatigue accumulée depuis la rentrée, de journées qui semblaient bien longues alors qu'il n'y avait ni école ni cirque, et que la météo nous empêchait de passer du temps dehors (ce qui est toujours un bon moyen de calmer les "ardeurs" de notre pépette). Il y avait aussi très certainement une petite fatigue (morale et physique) de Maman, qui en plus avait perdu l'habitude d'avoir son p'tit engin dans les pattes toute la journée...
Je dois bien avouer que j'avais été soulagée qu'elle reprenne l'école ! (ouille, la honte !)
Elle s'était un peu calmée, et puis c'est remonté crescendo...
Sans arrêt dans l'opposition, la négociation; elle n'écoutait rien de ce qu'on lui disait, n'obéissait pas, râlait sans arrêt, faisait des crises pour un oui ou pour un non...
Merci Magali, tu m'avis parlé de la crise des 4 ans cet été...heu, c'est arrivé un peu en avance, là ! (A moins qu'il y en ait encore une autre prévue pour bientôt ?)
Maman et Papa ont passé beaucoup de temps à se fâcher, on a fini la semaine dernière épuisés de répeter tout le temps les mêmes choses; Marilou a passé beaucoup de temps à demander pardon (ah pour ça elle est pas mal forte, elle n'aime pas du tout quand on est fâchés alors elle s'excuse immédiatement...mais ça ne sert pas encore pour les fois d'après...)
Il semblerait que cette semaine, les choses se remettent en place petit à petit...Depuis ce week-end pas de crise, pas de punition...
Du coup tout le monde est plus détendu et tant mieux ! (on ne minimise pas non plus notre "responsabilité" dans l'affaire; on était sans doute un peu moins à l'écoute que d'habitude...)
(et en plus Maman a stressé à cause d'une attaque de poux, alors il a fallu tout traiter: Marilou, papa, Maman, la literie, les doudous, les plaids du salon, le linge de bain...)
Mais après vous avoir raconté tout ça, eh bien vous savez quoi ?
Eh bien voici du "stress" de parents que nous sommes heureux de vivre au quotidien...Les enfants ne sont
ILS SONT LA et c'est ça le meilleur qui puisse arriver...
Et il y a aussi des moments où ils sont adorables.
Quand ils dorment par exemple (;-D)
mercredi 24 novembre 2010
Ce n'est qu'une interview...
...et donc ne peut être pris comme un engagement formel...
...mais quand même...notre cher ambassadeur ne s'avancerait pas autant si tous les espoirs n'étaient pas permis !!!
http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/L-interview-de-7h40/Videos/Haiti-a-besoin-de-personnel-de-sante-316469/
...mais quand même...notre cher ambassadeur ne s'avancerait pas autant si tous les espoirs n'étaient pas permis !!!
http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/L-interview-de-7h40/Videos/Haiti-a-besoin-de-personnel-de-sante-316469/
mardi 23 novembre 2010
Ce qu'on peut dire...
Voici le communiqué officiel du MAE:
Haïti : conséquences de l’épidémie de choléra sur les procédures d’adoption (23 novembre 2010).
Au lendemain du séisme en Haïti, plus de 1 000 enfants en cours de procédure d’adoption par des familles françaises, ont été recensés par le Service de l’Adoption internationale du ministère des Affaires étrangères et européennes. La situation de plus de 730 d’entre eux a d’ores et déjà été résolue grâce aux efforts déployés par le gouvernement français en liaison avec les autorités haïtiennes. A ce jour, un peu plus de 300 enfants se trouvent encore en procédure d’adoption en Haïti.
Compte tenu de l’urgence générée par l’épidémie de choléra, des mesures renforcées ont été arrêtées et sont en train d’être mises en place par notre ambassade à Port-au-Prince. Ces mesures visent à accroitre la protection sanitaire et médicale de tous les enfants et à accélérer les possibilités de départ pour ceux d’entre eux dont le dossier d’adoption est finalisé.
Une structure médicalisée d’accueil est mise en place dans l’ancienne résidence de France à Port-au-Prince.
Il est prévu un renforcement du dispositif de veille médicale et de prévention déjà en place dans les crèches par l’envoi d’une importante équipe médicale en mesure de réagir immédiatement.
Par ailleurs, une démarche est effectuée auprès des autorités haïtiennes en vue de mettre en place une procédure exceptionnelle permettant le départ accéléré des enfants et de garantir leur statut juridique en France.
Enfin, la France va contribuer à hauteur de :
85 000 euros pour le fonctionnement du centre d’observation et de consultation.
80 000 euros de matériels et consommables d’hygiène pour prévenir l’épidémie dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, en liaison avec les autorités haïtiennes.
Un programme "prévention orphelinats" avait été établi en lien avec la Croix-Rouge en complément d’une mission de médecins et infirmières français dépêchés depuis les Antilles dès les premiers jours de l’épidémie. Une délégation de crédits de 100 000 euros au profit de la Croix-Rouge française avait été mise en place dès le début de la contagion afin d’apporter une aide rapide à des structures de la petite enfance menacées par l’épidémie.
On en parle beaucoup dans les médias...On parle du retour des 320 enfants pour la fin de l'année...
Ce qu'on sait plus officieusement:
-le départ rapide des enfants avec jugement semble être en bonne voie.
-Pour les autres, tout va dépendre des négociations qui auront lieu vraisemblablement le week-end qui vient (ou un peu plus tard si tensions dues aux élections)
-Les négociations devraient être menées par M. Le Bret
-Différents cas de figure vont devoir être négociés suivant l'avancée de la procédure.
Tout doit donc encore se faire...
Ce qu'on peut espérer dans notre cas:
la décision de l'IBESR (qui a donc validé notre procédure fin septembre) peut être vue comme une décision de placement et donner lieu à une sortie de territoire de l'enfant...(franchement négotiable, mais ça c'est mon point de vue), voire donner lieu à une validation juridique formelle pouvant être assimilée à un jugement par les tribunaux français...(faut pas trop rêver !)
MAIS c'est ce qui avait coincé en janvier (le même argument de sécurité juridique des enfants, repris dans le communiqué de ce jour)...Les négociations pourront-elles aller plus loin cette fois-ci? (Et même beaucoup plus loin, on oublie pas ceux qui en sont encore moins loin que nous)
On reste scotchés à la moindre info...On commence à être fébriles, partagés entre le fol espoir de revoir Achille bientôt, et la peur de tomber de haut...
Anniversaires d'automne
J'ai pris beaucoup de retard dans le blog depuis le mois d'octobre...
Nous avons fêté plein d'anniversaires en famille: Parrain, Bonpapa, Florentin (5 ans), Bérengère (15 ans), Matthieu (14 ans), Céline (5ans).
Je n'ai pas fait beaucoup de photos le week-end de la Toussaint, mais vous pouvez constater quand même qu'on s'est régalés !
On n'avait pas encore ramassé les feuilles dans le jardin, on s'est donc bien amusés (enfin...certaines...) à se vautrer dedans...
Le lendemain il ne faisait pas beau du tout, alors on a fait un atelier pâte à modeler pour les filles:
Nous avons fêté plein d'anniversaires en famille: Parrain, Bonpapa, Florentin (5 ans), Bérengère (15 ans), Matthieu (14 ans), Céline (5ans).
Je n'ai pas fait beaucoup de photos le week-end de la Toussaint, mais vous pouvez constater quand même qu'on s'est régalés !
Même si Florentin n'a pas l'air ravi !!!
On a eu la visite d'une petite citrouille:
Photo vite fait bien fait, car Marilou a dû gardé le costume...25 secondes...
Le week-end suivant, nous avons profité d'un super samedi, où nous avons mangé dehors !!!
On n'avait pas encore ramassé les feuilles dans le jardin, on s'est donc bien amusés (enfin...certaines...) à se vautrer dedans...
Puis on a fait des photos tous ensemble:
Puis une grande balade où on a vu des chevaux:
Le lendemain il ne faisait pas beau du tout, alors on a fait un atelier pâte à modeler pour les filles:
Une lueur d'espoir...
2010.11.22 Haïti/choléra: Paris veut faire aboutir vite les adoptions en cours
source : romandie.com
PARIS - La France veut faire aboutir avant la fin de l'année les procédures d'adoption de quelque 300 enfants haïtiens, qui étaient engagées avant le séisme du 12 janvier, en raison notamment de l'épidémie de choléra, a annoncé lundi l'ambassadeur de France à Haïti.
“Si on suit toutes les règles, d'ici Noël, on n'y arrivera pas”, a déclaré Didier Le Bret, sur la chaîne francophone TV5-Monde.
“Il est important (…) d'avoir un accord bilatéral franco-haïtien qui permette de lever les derniers obstacles juridiques, de façon à pouvoir assurer à toutes les familles que, idéalement d'ici à la fin de l'année, les enfants qui étaient en cours d'adoption avant le 12 janvier puissent rejoindre leur famille”, a-t-il dit.
Cette volonté d'accélérer le calendrier s'explique en partie par l'épidémie de choléra qui sévit en Haïti. “Le risque est trop fort aujourd'hui”, a estimé le diplomate.
Selon Didier Le Bret, un dispositif a été déployé en Haïti pour sécuriser les crèches où se trouvent des enfants en cours d'adoption par des familles françaises.
Mais “ce serait mentir aux familles de dire que tout est sous contrôle”, a-t-il ajouté. “Il y a des risques, on a déjà des crèches où se trouvent des enfants français, où il y a eu des cas de choléra”, a-t-il poursuivi. “On les a traités en priorité”, a-t-il dit.
Le gouvernement français est accusé depuis des mois par les familles adoptantes de n'avoir pas agi avec assez de détermination après le tremblement de terre pour assurer la venue en France des enfants en cours d'adoption. Le ressentiment des familles a été renforcé par l'épidémie de choléra.
Le ministère des Affaires étrangères s'est défendu de ces critiques, en indiquant fin octobre que 650 enfants pour lesquels un jugement d'adoption des autorités haïtiennes a été prononcé avaient été accueillis par leurs familles en France depuis le tremblement de terre.
Il avait alors estimé à 372 le nombre d'enfants pour lesquels la procédure était en cours. Selon les règles en vigueur, un jugement doit sanctionner l'adoption, avant que ne soit délivré un passeport à l'enfant. Plusieurs semaines, voire plusieurs mois, peuvent s'écouler entre le jugement et la délivrance du passeport.
(©AFP / 22 novembre 2010 18h34)
L'interview de M. Le Bret est visible sur TV5...Il a effectivement parlé de négociations en cours avec les autorités haïtiennes...
Difficile de ne pas s'enflammer, mais tout aussi difficile d'y croire.
Même si des sources officielles confirment la volonté des autorités françaises de régler cette situation avant la fin de l'année.
En tout cas c'est la première fois depuis 10 mois et demi qu'on a vraiment l'impression dêtre entendus et soutenus (merci encore à l'ambassadeur)
Wait and see...
source : romandie.com
PARIS - La France veut faire aboutir avant la fin de l'année les procédures d'adoption de quelque 300 enfants haïtiens, qui étaient engagées avant le séisme du 12 janvier, en raison notamment de l'épidémie de choléra, a annoncé lundi l'ambassadeur de France à Haïti.
“Si on suit toutes les règles, d'ici Noël, on n'y arrivera pas”, a déclaré Didier Le Bret, sur la chaîne francophone TV5-Monde.
“Il est important (…) d'avoir un accord bilatéral franco-haïtien qui permette de lever les derniers obstacles juridiques, de façon à pouvoir assurer à toutes les familles que, idéalement d'ici à la fin de l'année, les enfants qui étaient en cours d'adoption avant le 12 janvier puissent rejoindre leur famille”, a-t-il dit.
Cette volonté d'accélérer le calendrier s'explique en partie par l'épidémie de choléra qui sévit en Haïti. “Le risque est trop fort aujourd'hui”, a estimé le diplomate.
Selon Didier Le Bret, un dispositif a été déployé en Haïti pour sécuriser les crèches où se trouvent des enfants en cours d'adoption par des familles françaises.
Mais “ce serait mentir aux familles de dire que tout est sous contrôle”, a-t-il ajouté. “Il y a des risques, on a déjà des crèches où se trouvent des enfants français, où il y a eu des cas de choléra”, a-t-il poursuivi. “On les a traités en priorité”, a-t-il dit.
Le gouvernement français est accusé depuis des mois par les familles adoptantes de n'avoir pas agi avec assez de détermination après le tremblement de terre pour assurer la venue en France des enfants en cours d'adoption. Le ressentiment des familles a été renforcé par l'épidémie de choléra.
Le ministère des Affaires étrangères s'est défendu de ces critiques, en indiquant fin octobre que 650 enfants pour lesquels un jugement d'adoption des autorités haïtiennes a été prononcé avaient été accueillis par leurs familles en France depuis le tremblement de terre.
Il avait alors estimé à 372 le nombre d'enfants pour lesquels la procédure était en cours. Selon les règles en vigueur, un jugement doit sanctionner l'adoption, avant que ne soit délivré un passeport à l'enfant. Plusieurs semaines, voire plusieurs mois, peuvent s'écouler entre le jugement et la délivrance du passeport.
(©AFP / 22 novembre 2010 18h34)
L'interview de M. Le Bret est visible sur TV5...Il a effectivement parlé de négociations en cours avec les autorités haïtiennes...
Difficile de ne pas s'enflammer, mais tout aussi difficile d'y croire.
Même si des sources officielles confirment la volonté des autorités françaises de régler cette situation avant la fin de l'année.
En tout cas c'est la première fois depuis 10 mois et demi qu'on a vraiment l'impression dêtre entendus et soutenus (merci encore à l'ambassadeur)
Wait and see...
lundi 22 novembre 2010
Dialogue...
Marilou: "Maman, l'est où mon machin blanc?
Maman: ...Heu...c'est-à-dire ?!?..."
Marilou: eh ben mon truc !"
vendredi 19 novembre 2010
Hier...
...nous étions le 18 novembre...
Et nous avons pensé fort à Céline et Gabrielle pour leurs anniversaires.
Nous avons aussi pensé à ce soir de l'année dernière, où un petit bonhomme a fait une irruption inattendue dans notre vie.
Ce fut un moment inoubliable...Quelques jours plus tard, nous recevions sa première photo par MMS...
Il y a quelques jours, nous avons reçu une nouvelle vue de notre trésor, bien campé sur ses petites jambes
Et nous avons pensé fort à Céline et Gabrielle pour leurs anniversaires.
Nous avons aussi pensé à ce soir de l'année dernière, où un petit bonhomme a fait une irruption inattendue dans notre vie.
Ce fut un moment inoubliable...Quelques jours plus tard, nous recevions sa première photo par MMS...
Il y a quelques jours, nous avons reçu une nouvelle vue de notre trésor, bien campé sur ses petites jambes
On se languit de toi petit prince...
jeudi 18 novembre 2010
Aujourd'hui, JT de 13 heures de France 2
http://www.2424actu.fr/actualite-internationale/cholera-en-haiti-deux-morts-par-balles-suite-a-des-heurts-avec-des-casques-bleus-1718431+1733116/#read-1733116
Je ne sais pas ce que Didier Le Bret, ambassadeur de France en Haïti, veut dire quand il parle de la meilleure solution possible...Sans doute pas celle que tous les parents attendent...
Mais chapeau à lui, qui a toujours soutenu le collectif, et qui dès le lendemain du séisme, parlait à mots à peine couverts de rapatriement pour TOUS les enfants en cours d'adoption. Malheureusement, il a dû se plier aux exigences inhumaines de sa hiérarchie.
Le combat contre l'ignorance/l'indifférence sur le sort de nos enfants continue...Et nous pensons aux petits anges partis trop tôt...
Je ne sais pas ce que Didier Le Bret, ambassadeur de France en Haïti, veut dire quand il parle de la meilleure solution possible...Sans doute pas celle que tous les parents attendent...
Mais chapeau à lui, qui a toujours soutenu le collectif, et qui dès le lendemain du séisme, parlait à mots à peine couverts de rapatriement pour TOUS les enfants en cours d'adoption. Malheureusement, il a dû se plier aux exigences inhumaines de sa hiérarchie.
Le combat contre l'ignorance/l'indifférence sur le sort de nos enfants continue...Et nous pensons aux petits anges partis trop tôt...
mercredi 17 novembre 2010
France-Soir...
Haïti - "La bureaucratie a tué mon enfant"
Propos recueillis par Frédéric Helbert 17/11/10 à 09h01
Dix mois après le séisme, 320 enfants adoptés par des familles françaises restent toujours bloqués sur l’île.
La demande des familles d’un rapatriement d’urgence, formulée il y a dix jours auprès du service de l’adoption internationale (SAI), s’est heurtée aux mêmes arguments. Il faut agir dans le respect de la légalité et de la souveraineté haïtienne. Le SAI a assuré à Emmanuelle Guerry, présidente de SOS Haïti enfants adoptés que toute mesure préventive possible pour protéger les enfants du choléra seraient prises. Des médecins ont été envoyés en renfort. Mais les familles doutent que l’épidémie ne s’arrête aux portes des crèches. Elles réclament toujours, comme elles l’avaient fait avant l’arrivée de l’épidémie de choléra à Port-au Prince, un plan d’évacuation et un accord de traitement global de tous les dossiers. Elles sont venues le dire aujourd’hui lors de la passation des pouvoirs au Quai d’Orsay entre Bernard Kouchner et Michèle Alliot-Marie, qui prend les rênes de la diplomatie française.
A ce jour, la France reste le seul pays à ne pas avoir, contrairement à tous les grands pays, évacué en urgence les enfants qui étaient en cours d’adoption avant le séisme.
Jean-Pierre Pichoud, 39 ans, enseignant, vit en Guadeloupe. Il est le père d’un des six enfants adoptés ou en cours d’adoption morts depuis le séisme, à Haïti, alors qu’ils auraient pu être évacués. J.-P. Pichoud et sa femme, qui est médecin, ont sonné l’alerte à plusieurs reprises, demandant l’évacuation d’un enfant, fragile, hospitalisé trois fois sans jamais obtenir de réponse favorable, jusqu’au décès de l’enfant, le 18 mai dernier. Sa femme et lui ont « survécu » grâce au combat qu’ils ont continué à mener pour faire sortir de l’enfer la petite Bediana, 2 ans, qu’ils avaient aussi adoptés.
Pour la première fois, J.-P. Pichoud fustige « l’arrogance, la froideur, le dogmatisme, l’éternelle volonté affichée par les autorités françaises de protéger « la sécurité juridique des enfants » plutôt que leur santé et leur survie.
S’il accepte de témoigner d’une histoire encore terriblement douloureuse aujourd’hui, et qui le restera à jamais, c’est avant tout pour aider toutes celles et ceux qui sont encore dans l’angoisse, attendant que leurs enfants puissent enfin quitter Haïti. « Nous ne voulons pas, dit J.-P. Pichoud, que la liste des victimes s’allonge et que le Quai d’Orsay continue à imposer la loi du silence. »
France-Soir. Pourquoi acceptez de témoigner aujourd’hui et de remuer des souvenirs si douloureux ?
Jean-Pierre Pichoud. Nous sommes toujours dans le combat. Il n’est pas question pour nous d’abandonner ceux qui traversent aujourd’hui une épreuve interminable, en sachant leurs enfants bloqués, menacés par le choléra, ou toute autre maladie. Et ce à la veille d’élections qui vont paralyser un système administratif haïtien déjà mal en point et peut-être générer des violences. Nous avons connu le pire : la mort d’un des enfants que nous adoptions. Un geste des autorités françaises aurait pu le sauver. Et puis l’arrivée de Bediana deux mois plus tard, puisque nous avions décidé d’adopter deux enfants. On a essayé de nous faire taire, on nous a traités de façon indécente, indigne. Aujourd’hui, les nouvelles d’Haïti, les risques encourus par les enfants, l’inertie des autorités françaises, tout cela ne peut nous laisser indifférents et repliés sur nous-même. Il faut que la France entière sache maintenant que des enfants sont morts et que d’autres vont mourir si rien ne bouge. C’est dur de parler. Ce serait encore plus dur de rester silencieux. Nous le faisons aussi en mémoire de Donaldson, l’enfant que nous avons perdu. Et qui aurait pu, aurait dû être sauvé.
F.-S. Car Donaldson avait survécu au séisme ? Vous vous souvenez de cette période ?
J.-P. P. Ça a été le début du combat. On a attendu de longs jours avant de savoir que nos enfants étaient vivants. Nous, on voulait alors les sortir de là. On a remué ciel et terre. On a écrit partout. On ne comprenait pas. Tous les grands pays évacuaient en urgence les enfants en cours d’adoption, remettant à plus tard les aléas de la procédure. Seule la France restait inerte. Mais on nous renvoyait toujours la même réponse : c’est Haïti qui bloque. Le Quai d’Orsay invoquait la sécurité juridique des enfants, alors qu’ils étaient en danger de mort. C’était ubuesque et terrible à vivre pour nous. On n’était pas des voleurs d’enfants. Nos dossiers étaient constitués. Les enfants devaient rentrer. Il fallait les rapatrier. La France n’avait pas les moyens d’assurer leur sécurité. Les communiqués se voulaient rassurants. C’était de la langue de bois. Pendant dix jours, après la catastrophe, la crèche Nid d’amour où étaient nos enfants n’a pas vu un officiel, ni reçu aucun secours. On était révoltés.
F.-S. Etiez-vous informé que l’état de santé de votre fils se dégradait ?
J.-P. P. La crèche nous donnait des nouvelles. Côté français, c’était le néant. On était très en colère. Donaldson a été hospitalisé deux fois. A chaque fois, j’ai alerté les services de l’adoption internationale au Quai d’Orsay. J’ai demandé une évacuation d’urgence. Je ne l’ai jamais obtenue. La troisième hospitalisation a été la dernière. C’est çà qui est terrible. Notre fils a survécu au séisme. C’est l’intransigeance bureaucratique française qui l’a tué. On ne l’oubliera jamais. Le seul personnel médical français qui soit jamais venu à la crèche, c’est un infirmier, même pas un médecin pour constater le décès.
F.-S. Qui vous a prévenu du décès de Donaldson ?
J.-P. P. Le 17 mai, la directrice de la crèche m’appelle et me dit que ça ne va pas. J’appelle partout. C’est une nounou de la crèche qui me précise que notre enfant est à l’hôpital, qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Je n’ai pas bien dormi cette nuit-là. Le lendemain, j’ai appelé le médecin de la crèche qui m’a dit que tout était fini. Que Donaldson avait succombé à une crise de septicémie foudroyante. Ça a été l’horreur pour nous. Quelques heures après j’ai appelé Paris. Ils n’étaient au courant de rien. Deux heures après, un médecin du service de l’adoption internationale m’a rappelé pour me demander ce qui se passait. Je lui ai dit alors que c’était terminé, qu’il n’y avait plus de raison de s’inquiéter puisque Donaldson était mort. C’est seulement après la nouvelle que l’ambassade a envoyé deux fois ses représentants à la crèche. Mais ils cherchaient surtout à se couvrir. En essayant de voir s’ils ne pouvaient pas impliquer la crèche, qui était pourtant irréprochable.
F.-S. Et vous-a-t-on présenté des condoléances, des explications, apporté un soutien ?
J.-P. P. Absolument pas. J’ai même le souvenir très précis de propos odieux. On m’a signifié qu’il n’y avait rien d’exceptionnel, que le taux de mortalité infantile était traditionnellement élevé. Je n’ai pas reçu de condoléances, aucune explication. On m’a dit deux heures après le décès, que l’enfant serait certainement mort aussi en France. Imaginez quand vous recevez un tel propos. Moralement, personne officiellement ne nous a aidés à surmonter, à comprendre. Moi, je sais qu’on a cessé d’alerter, de demander son rapatriement, je sais qu’il aurait dû et pu être sauvé. On s’est raccroché à l’idée qu’il fallait sauver à tout prix la petite fille qu’on avait adoptée aussi. Ça a été notre bouée de sauvetage. Sans cela, on aurait plongé totalement. Même aujourd’hui, alors que Bediana est avec nous, je sens que quelque chose s’est définitivement brisé en elle. En même temps, le lendemain du décès, j’étais tellement hors de moi que j’ai pris ma plume et que j’ai écrit aux quarante ministres de la République et au Président. Avec une photo du petit. Je leur ai écrit que nous ne demandions aucune aide. Que nous n’attendions plus rien du gouvernement de notre pays, que nous ne nous faisions plus aucune illusion. Je voulais juste les mettre en face de leurs responsabilités. Ce gouvernement portait la responsabilité de la mort de Donaldson. J’ai reçu des réponses types, écrites par des sous-fifres, et puis au service de l’adoption internationale du ministère des Affaires étrangères, on m’a fortement conseillé de ne pas médiatiser l’affaire, de ne pas parler de la mort de mon fils, sous prétexte que cela pouvait compliquer les choses. On a atteint alors le comble de l’odieux.
F.-S. Qu’est-ce qui s’est passé pour les obsèques de votre fils ?
J.-P. P. On n’y a pas participé. On nous a déconseillé d’y venir. Donaldson venait d’un quartier où les étrangers, et en particulier les Blancs, courent de gros risques. Aujourd’hui, je ne sais même pas où mon gosse est enterré. Je n’ai pas de photos d’une cérémonie. On n’a rien pour faire le deuil. On l’a juste rencontré une fois. Comment faire le deuil avec quelques photos ? Nous, on est obligé de vivre avec cela, ça pèse dans notre vie quotidienne, mais trois autres enfants sont morts après le nôtre. Dans les mêmes conditions. C’est un décompte macabre abominable. Et chaque décès nous replonge dans nos souvenirs et nous révolte. Comment notre pays peut-il se comporter ainsi ?
F.-S. Vous avez consacré toute votre énergie après la perte de votre fils, au « sauvetage » de votre petite fille qui était dans la même crèche…
J.-P. P. Ça a été un nouveau combat. Il a fallu se battre encore et encore. Durement. J’ai bataillé dans toutes les administrations. J’ai demandé un coup de main au consul de France. Je me souviendrai toujours de sa réponse : « S’il fallait donner des coups de fil pour chaque dossier, je passerais ma vie au téléphone. » Il m’a dit que j’étais un numéro parmi d’autres. Là, je suis devenu fou. Je lui ai rappelé le calvaire qui avait été le nôtre. Finalement, il s’est bougé. Mais ça n’a pas été facile. Il manquait toujours un tampon. Des « légalisations » de documents par notaires. Une paperasse invraisemblable. Comme si Haïti nous faisait payer le fait que nous n’ayons pas, au moment du séisme, évacué tous nos enfants comme tous les autres pays l’ont fait. Finalement, on a ramené Bediana. Elle va bien aujourd’hui. Elle est heureuse. C’est grâce à elle qu’on a tenu, mais on n’oublie rien. On en parle souvent. Les larmes coulent. Chaque jour, je me lève en me disant que Donaldson devrait être là aussi. Ça fait mal, très mal. Mais en face de nous on avait un mur, des gens sans humanité, poursuivis par le spectre de l’affaire de l’Arche de Zoé et opposés par principe à l’adoption internationale. Des gens complètement à côté de la plaque. Ils le sont toujours. C’est pour cela que je vous parle aujourd’hui.
F.-S. Aujourd’hui, comment vivez-vous ce qui se passe en Haïti ?
J.-P. P. Mal. Haïti est à deux pas. Il y a une forte communauté en Guadeloupe. Tous les jours, je regarde la télé et la colère monte en moi. Quand j’ai appris les autres décès, je me suis dit : “Mais comment est-ce possible ? Combien d’enfants succomberont ainsi avant qu’une diplomatie totalement inefficace jusqu’ici fasse son boulot ? Comment se fait-il que les gosses sortent au compte-gouttes, que les procédures s’alourdissent alors que les risques s’accroissent chaque jour ? Moi, j’ai décidé que je n’avais pas le droit dans ces conditions de baisser les bras et de me taire. Je me battrai aux côtés de ceux qui sont dans la galère jusqu’à ce que le dernier enfant soit sorti, et il faudra bien un jour que la France réponde des décisions qu’elle a prises et qui se sont révélées criminelles.”
Propos recueillis par Frédéric Helbert 17/11/10 à 09h01
Dix mois après le séisme, 320 enfants adoptés par des familles françaises restent toujours bloqués sur l’île.
La demande des familles d’un rapatriement d’urgence, formulée il y a dix jours auprès du service de l’adoption internationale (SAI), s’est heurtée aux mêmes arguments. Il faut agir dans le respect de la légalité et de la souveraineté haïtienne. Le SAI a assuré à Emmanuelle Guerry, présidente de SOS Haïti enfants adoptés que toute mesure préventive possible pour protéger les enfants du choléra seraient prises. Des médecins ont été envoyés en renfort. Mais les familles doutent que l’épidémie ne s’arrête aux portes des crèches. Elles réclament toujours, comme elles l’avaient fait avant l’arrivée de l’épidémie de choléra à Port-au Prince, un plan d’évacuation et un accord de traitement global de tous les dossiers. Elles sont venues le dire aujourd’hui lors de la passation des pouvoirs au Quai d’Orsay entre Bernard Kouchner et Michèle Alliot-Marie, qui prend les rênes de la diplomatie française.
A ce jour, la France reste le seul pays à ne pas avoir, contrairement à tous les grands pays, évacué en urgence les enfants qui étaient en cours d’adoption avant le séisme.
Jean-Pierre Pichoud, 39 ans, enseignant, vit en Guadeloupe. Il est le père d’un des six enfants adoptés ou en cours d’adoption morts depuis le séisme, à Haïti, alors qu’ils auraient pu être évacués. J.-P. Pichoud et sa femme, qui est médecin, ont sonné l’alerte à plusieurs reprises, demandant l’évacuation d’un enfant, fragile, hospitalisé trois fois sans jamais obtenir de réponse favorable, jusqu’au décès de l’enfant, le 18 mai dernier. Sa femme et lui ont « survécu » grâce au combat qu’ils ont continué à mener pour faire sortir de l’enfer la petite Bediana, 2 ans, qu’ils avaient aussi adoptés.
Pour la première fois, J.-P. Pichoud fustige « l’arrogance, la froideur, le dogmatisme, l’éternelle volonté affichée par les autorités françaises de protéger « la sécurité juridique des enfants » plutôt que leur santé et leur survie.
S’il accepte de témoigner d’une histoire encore terriblement douloureuse aujourd’hui, et qui le restera à jamais, c’est avant tout pour aider toutes celles et ceux qui sont encore dans l’angoisse, attendant que leurs enfants puissent enfin quitter Haïti. « Nous ne voulons pas, dit J.-P. Pichoud, que la liste des victimes s’allonge et que le Quai d’Orsay continue à imposer la loi du silence. »
France-Soir. Pourquoi acceptez de témoigner aujourd’hui et de remuer des souvenirs si douloureux ?
Jean-Pierre Pichoud. Nous sommes toujours dans le combat. Il n’est pas question pour nous d’abandonner ceux qui traversent aujourd’hui une épreuve interminable, en sachant leurs enfants bloqués, menacés par le choléra, ou toute autre maladie. Et ce à la veille d’élections qui vont paralyser un système administratif haïtien déjà mal en point et peut-être générer des violences. Nous avons connu le pire : la mort d’un des enfants que nous adoptions. Un geste des autorités françaises aurait pu le sauver. Et puis l’arrivée de Bediana deux mois plus tard, puisque nous avions décidé d’adopter deux enfants. On a essayé de nous faire taire, on nous a traités de façon indécente, indigne. Aujourd’hui, les nouvelles d’Haïti, les risques encourus par les enfants, l’inertie des autorités françaises, tout cela ne peut nous laisser indifférents et repliés sur nous-même. Il faut que la France entière sache maintenant que des enfants sont morts et que d’autres vont mourir si rien ne bouge. C’est dur de parler. Ce serait encore plus dur de rester silencieux. Nous le faisons aussi en mémoire de Donaldson, l’enfant que nous avons perdu. Et qui aurait pu, aurait dû être sauvé.
F.-S. Car Donaldson avait survécu au séisme ? Vous vous souvenez de cette période ?
J.-P. P. Ça a été le début du combat. On a attendu de longs jours avant de savoir que nos enfants étaient vivants. Nous, on voulait alors les sortir de là. On a remué ciel et terre. On a écrit partout. On ne comprenait pas. Tous les grands pays évacuaient en urgence les enfants en cours d’adoption, remettant à plus tard les aléas de la procédure. Seule la France restait inerte. Mais on nous renvoyait toujours la même réponse : c’est Haïti qui bloque. Le Quai d’Orsay invoquait la sécurité juridique des enfants, alors qu’ils étaient en danger de mort. C’était ubuesque et terrible à vivre pour nous. On n’était pas des voleurs d’enfants. Nos dossiers étaient constitués. Les enfants devaient rentrer. Il fallait les rapatrier. La France n’avait pas les moyens d’assurer leur sécurité. Les communiqués se voulaient rassurants. C’était de la langue de bois. Pendant dix jours, après la catastrophe, la crèche Nid d’amour où étaient nos enfants n’a pas vu un officiel, ni reçu aucun secours. On était révoltés.
F.-S. Etiez-vous informé que l’état de santé de votre fils se dégradait ?
J.-P. P. La crèche nous donnait des nouvelles. Côté français, c’était le néant. On était très en colère. Donaldson a été hospitalisé deux fois. A chaque fois, j’ai alerté les services de l’adoption internationale au Quai d’Orsay. J’ai demandé une évacuation d’urgence. Je ne l’ai jamais obtenue. La troisième hospitalisation a été la dernière. C’est çà qui est terrible. Notre fils a survécu au séisme. C’est l’intransigeance bureaucratique française qui l’a tué. On ne l’oubliera jamais. Le seul personnel médical français qui soit jamais venu à la crèche, c’est un infirmier, même pas un médecin pour constater le décès.
F.-S. Qui vous a prévenu du décès de Donaldson ?
J.-P. P. Le 17 mai, la directrice de la crèche m’appelle et me dit que ça ne va pas. J’appelle partout. C’est une nounou de la crèche qui me précise que notre enfant est à l’hôpital, qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Je n’ai pas bien dormi cette nuit-là. Le lendemain, j’ai appelé le médecin de la crèche qui m’a dit que tout était fini. Que Donaldson avait succombé à une crise de septicémie foudroyante. Ça a été l’horreur pour nous. Quelques heures après j’ai appelé Paris. Ils n’étaient au courant de rien. Deux heures après, un médecin du service de l’adoption internationale m’a rappelé pour me demander ce qui se passait. Je lui ai dit alors que c’était terminé, qu’il n’y avait plus de raison de s’inquiéter puisque Donaldson était mort. C’est seulement après la nouvelle que l’ambassade a envoyé deux fois ses représentants à la crèche. Mais ils cherchaient surtout à se couvrir. En essayant de voir s’ils ne pouvaient pas impliquer la crèche, qui était pourtant irréprochable.
F.-S. Et vous-a-t-on présenté des condoléances, des explications, apporté un soutien ?
J.-P. P. Absolument pas. J’ai même le souvenir très précis de propos odieux. On m’a signifié qu’il n’y avait rien d’exceptionnel, que le taux de mortalité infantile était traditionnellement élevé. Je n’ai pas reçu de condoléances, aucune explication. On m’a dit deux heures après le décès, que l’enfant serait certainement mort aussi en France. Imaginez quand vous recevez un tel propos. Moralement, personne officiellement ne nous a aidés à surmonter, à comprendre. Moi, je sais qu’on a cessé d’alerter, de demander son rapatriement, je sais qu’il aurait dû et pu être sauvé. On s’est raccroché à l’idée qu’il fallait sauver à tout prix la petite fille qu’on avait adoptée aussi. Ça a été notre bouée de sauvetage. Sans cela, on aurait plongé totalement. Même aujourd’hui, alors que Bediana est avec nous, je sens que quelque chose s’est définitivement brisé en elle. En même temps, le lendemain du décès, j’étais tellement hors de moi que j’ai pris ma plume et que j’ai écrit aux quarante ministres de la République et au Président. Avec une photo du petit. Je leur ai écrit que nous ne demandions aucune aide. Que nous n’attendions plus rien du gouvernement de notre pays, que nous ne nous faisions plus aucune illusion. Je voulais juste les mettre en face de leurs responsabilités. Ce gouvernement portait la responsabilité de la mort de Donaldson. J’ai reçu des réponses types, écrites par des sous-fifres, et puis au service de l’adoption internationale du ministère des Affaires étrangères, on m’a fortement conseillé de ne pas médiatiser l’affaire, de ne pas parler de la mort de mon fils, sous prétexte que cela pouvait compliquer les choses. On a atteint alors le comble de l’odieux.
F.-S. Qu’est-ce qui s’est passé pour les obsèques de votre fils ?
J.-P. P. On n’y a pas participé. On nous a déconseillé d’y venir. Donaldson venait d’un quartier où les étrangers, et en particulier les Blancs, courent de gros risques. Aujourd’hui, je ne sais même pas où mon gosse est enterré. Je n’ai pas de photos d’une cérémonie. On n’a rien pour faire le deuil. On l’a juste rencontré une fois. Comment faire le deuil avec quelques photos ? Nous, on est obligé de vivre avec cela, ça pèse dans notre vie quotidienne, mais trois autres enfants sont morts après le nôtre. Dans les mêmes conditions. C’est un décompte macabre abominable. Et chaque décès nous replonge dans nos souvenirs et nous révolte. Comment notre pays peut-il se comporter ainsi ?
F.-S. Vous avez consacré toute votre énergie après la perte de votre fils, au « sauvetage » de votre petite fille qui était dans la même crèche…
J.-P. P. Ça a été un nouveau combat. Il a fallu se battre encore et encore. Durement. J’ai bataillé dans toutes les administrations. J’ai demandé un coup de main au consul de France. Je me souviendrai toujours de sa réponse : « S’il fallait donner des coups de fil pour chaque dossier, je passerais ma vie au téléphone. » Il m’a dit que j’étais un numéro parmi d’autres. Là, je suis devenu fou. Je lui ai rappelé le calvaire qui avait été le nôtre. Finalement, il s’est bougé. Mais ça n’a pas été facile. Il manquait toujours un tampon. Des « légalisations » de documents par notaires. Une paperasse invraisemblable. Comme si Haïti nous faisait payer le fait que nous n’ayons pas, au moment du séisme, évacué tous nos enfants comme tous les autres pays l’ont fait. Finalement, on a ramené Bediana. Elle va bien aujourd’hui. Elle est heureuse. C’est grâce à elle qu’on a tenu, mais on n’oublie rien. On en parle souvent. Les larmes coulent. Chaque jour, je me lève en me disant que Donaldson devrait être là aussi. Ça fait mal, très mal. Mais en face de nous on avait un mur, des gens sans humanité, poursuivis par le spectre de l’affaire de l’Arche de Zoé et opposés par principe à l’adoption internationale. Des gens complètement à côté de la plaque. Ils le sont toujours. C’est pour cela que je vous parle aujourd’hui.
F.-S. Aujourd’hui, comment vivez-vous ce qui se passe en Haïti ?
J.-P. P. Mal. Haïti est à deux pas. Il y a une forte communauté en Guadeloupe. Tous les jours, je regarde la télé et la colère monte en moi. Quand j’ai appris les autres décès, je me suis dit : “Mais comment est-ce possible ? Combien d’enfants succomberont ainsi avant qu’une diplomatie totalement inefficace jusqu’ici fasse son boulot ? Comment se fait-il que les gosses sortent au compte-gouttes, que les procédures s’alourdissent alors que les risques s’accroissent chaque jour ? Moi, j’ai décidé que je n’avais pas le droit dans ces conditions de baisser les bras et de me taire. Je me battrai aux côtés de ceux qui sont dans la galère jusqu’à ce que le dernier enfant soit sorti, et il faudra bien un jour que la France réponde des décisions qu’elle a prises et qui se sont révélées criminelles.”
mardi 16 novembre 2010
Un peu de loisirs créatifs...
Bon là je n'ai pas créé grand chose, je me suis contentée de sélectionner, recadrer, imprimer, couper et installer des photos des enfants (un porte-photo en forme de pellicule pour Achille, une toise en plastique porte-photo offerte à Marilou à son arrivée)
J'ai commencé à broder (avant les vacances d'été) pour notre petit bonhomme: voici ma première réalisation pour lui:
(vous constaterez comme il est facile de prendre des photos !)
Il existe un tableau avec les mêmes personnages...J'en ai passé commande et espère le commencer bientôt...Une fois que j'aurais terminé un petit plaid (j'en suis à la moitié)
PS: lorsque je me serai enfin secouée pour envoyer deux autres de mes "oeuvres" à leurs petits destinataires, je vous mettrai les photos
Activités d'automne...
Alors que l'automne venait de s'installer mais qu'il faisait encore très bon (vous remarquerez que Marilou est pieds nus), nous avons transformé l'ancien potager pour qu'il devienne une pelouse accueillante pour nos transats l'été prochain...
lundi 15 novembre 2010
BON DEBARRAS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Pas question de se lancer dans un débat politique sur le blog...On a assez avec tout ce qu'on entend ces derniers jours (mois...)
Mais je ne peux m'empêcher d'avoir une satisfaction un peu mesquine aujourd'hui: celui qui a stigmatisé toute ma rancoeur depuis le 12 janvier 2010 a giclé...
Croyez-moi, je ne me fais aucune illusion sur ce que d'autres auraient fait ou sur ce que les suivants feront avec le dossier des 350 enfants encore "bloqués" en Haïti (pour mémoire: un ouragan a causé d'importants dégâts il y a 15 jours, le choléra fera bientôt sa 1000ème victime, et il y a eu une nouvelle secousse la semaine dernière), mais savoir qu'on ne verra plus sa tronche de malhonnête balancer des mensonges , contre-vérités et autres absurdités sur l'adoption, ça fait du bien !
Alors bon vent BK, je ne doute pas que vous saurez rebondir et vous faire une place au soleil (peut-être auprès de vos amis voleurs de l'UNICEF) mais vous ne serez pas dans mon champ de vision pendant un moment, et vous n'allez pas me manquer...
Mais je ne peux m'empêcher d'avoir une satisfaction un peu mesquine aujourd'hui: celui qui a stigmatisé toute ma rancoeur depuis le 12 janvier 2010 a giclé...
Croyez-moi, je ne me fais aucune illusion sur ce que d'autres auraient fait ou sur ce que les suivants feront avec le dossier des 350 enfants encore "bloqués" en Haïti (pour mémoire: un ouragan a causé d'importants dégâts il y a 15 jours, le choléra fera bientôt sa 1000ème victime, et il y a eu une nouvelle secousse la semaine dernière), mais savoir qu'on ne verra plus sa tronche de malhonnête balancer des mensonges , contre-vérités et autres absurdités sur l'adoption, ça fait du bien !
Alors bon vent BK, je ne doute pas que vous saurez rebondir et vous faire une place au soleil (peut-être auprès de vos amis voleurs de l'UNICEF) mais vous ne serez pas dans mon champ de vision pendant un moment, et vous n'allez pas me manquer...
dimanche 14 novembre 2010
Show
Voilà encore une vidéo que je voulais publier depuis longtemps...
Elle rappellera quelques souvenirs à la Maman des chipinettes car nous avons eu droit à ce "show" juste après avoir visionné une certaine vidéo de Juline, où il était question de singes ou de ouistitis (et dans la version de Marilou d'ours polaire !).
C'est pas aussi clair que chez Juline...Nous dirons que c'est une version revisitée en hommage à une délicieuse petite fille...
Elle rappellera quelques souvenirs à la Maman des chipinettes car nous avons eu droit à ce "show" juste après avoir visionné une certaine vidéo de Juline, où il était question de singes ou de ouistitis (et dans la version de Marilou d'ours polaire !).
C'est pas aussi clair que chez Juline...Nous dirons que c'est une version revisitée en hommage à une délicieuse petite fille...
mardi 9 novembre 2010
Rions un peu...
Ces vidéos datent de la fin de l'été dernier, alors que Marilou essayait d'apprendre à jouer à "ni oui, ni non"...
Pas facile au début...
On donne quelques "trucs"...
Puis vient la question piège...
Pas facile au début...
On donne quelques "trucs"...
Puis vient la question piège...
jeudi 4 novembre 2010
Enfin tranquille !!!
Pardon pour ce matin, j'étais pleine de bonne volonté pour mettre le blog à jour, et cette pot-de-colle de Nala n'a pas arrêté de m'enquiquiner !!! (et après j'ai dû faire plein d'autres trucs)
Alors voilà, ces premières vacances sont terminées, elles ont même fini un peu plus tôt pour Marilou puisqu'elle est retournée à l'école dès hier (afin de faire une journée supplémentaire, qui lui permettra de faire le pont de l'Ascension). J'imagine qu'après trois jours d'école de suite elle va être un peu ratatinée ce week-end...Mais bon, le retour s'est très bien passé, même si au départ elle n'avait pas l'air très contente que les vacances se terminent ! Eh oui, finies les grasses mats' et le bon temps, retour au travail. Travail qu'elle accomplit fort bien d'ailleurs, c'est fou les progrès qu'elle a fait depuis septembre !!!
D'abord elle sait enfin tenir son crayon correctement, ce qui facilite grandement les choses quand il s'agit de dessiner ...Elle s'amuse à faire semblant d'écrire. Voici un exemple de ce qu'elle s'applique à faire:
Alors voilà, ces premières vacances sont terminées, elles ont même fini un peu plus tôt pour Marilou puisqu'elle est retournée à l'école dès hier (afin de faire une journée supplémentaire, qui lui permettra de faire le pont de l'Ascension). J'imagine qu'après trois jours d'école de suite elle va être un peu ratatinée ce week-end...Mais bon, le retour s'est très bien passé, même si au départ elle n'avait pas l'air très contente que les vacances se terminent ! Eh oui, finies les grasses mats' et le bon temps, retour au travail. Travail qu'elle accomplit fort bien d'ailleurs, c'est fou les progrès qu'elle a fait depuis septembre !!!
D'abord elle sait enfin tenir son crayon correctement, ce qui facilite grandement les choses quand il s'agit de dessiner ...Elle s'amuse à faire semblant d'écrire. Voici un exemple de ce qu'elle s'applique à faire:
On n'a pas réussi à déchiffrer, mais ça ressemble à quelque chose, non ?!?
Depuis quelques jours elle arrive même à faire des M et des A...
Nous avons aussi fait un peu de peinture, activité qu'ils pratiquent beaucoup à l'école. Elle n'en avait pas refait à la maison depuis plusieurs mois, et j'ai pu constater là aussi les progrès dûs à l'école. Avant on avait droit à de gros barbouillages d'une couleur unique, mélange de bleu/rouge/vert/jaune qui ne restaient jamais séparés sur la palette. Eh bien là pas du tout: Mademoiselle rince et essuie on pinceau à chaque fois qu'elle veut changer de couleur (Bon, ben, merci maîtresse, moi elle ne m'a jamais écoutée !!!). Et voici le résultat:
(ça ne se voit pas forcément sur la photo mais il y a du vert ET du bleu)
Les progrès au niveau du langage sont assez hallucinants; il faut dire qu'elle partait de loin car ce n'était vraiment pas son fort ! Mais maintenant plus besoin de traduire, et même s'il y a encore des imperfections, tout le monde la comprend à peu près bien.
Elle est "fascinée" par les mots et commence à faire des associations rigolotes. Par exemple quand on mange des lentilles elle fait systématiquemùent la remarque que c'est le même mot que pour les lentilles que Papa met dans ses yeux.
Une de ses nouvelles idoles, c'est Spiderman, qu'elle prononce "Piderman". C'est donc tout naturellement qu'elle nous a dit que "Piderman "ça commence comme "pipi dans les toilettes".
De même qu'une de ses peluches qui s'appelle Poum, c'est presque comme "pomme de terre".
Elle a eu droit à une visite chez la pédiatre, celle des trois ans un peu en retard...Il n'y avait pas de vaccins donc on y est allées zens; même si j'ai eu droit à une petite crise hystérique au moment de l'examen des oreilles. Sans surprise, Marilou avait encore des bouchons, que la pédiatre a voulu lui enlever...peine perdue, elle s'est tellement tortillée que la pédiatre a dû renoncer avant d'avoir tout enlevé !!
Au niveau mesure et poids, c'était sans surprise également: 15,2 kilos et ...101 cm. Eh oui, ça y est, le mètre a été franchi, probablement aux alentours de ses trois ans cet été. Notre "puce" continue donc sur sa lancée de grande perche...
Et puis du coup (coucou Mag) on lui a changé son siège auto...Elle est très fière de son réhausseur à dossier.
Il n'y a pas eu beaucoup de photos prises ces derniers temps...je vous en mets quelques unes un peu anciennes. Et je vais m'arrêter pour aujourd'hui, mais promis, je reviendrai bientôt...
PS: et vant que vous ne le demandiez: pas de news spéciales d'Achille, si ce n'est qu'il va très bien et qu'à ce jour le choléra n'a pas fait son apparition dans sa crèche...Dire qu'on n'est pas angoissés serait un gros mensonge, surtout avec l'arrivée de l'ouragan Tomas qui menace Port-au-Prince...Mais on tient le coup et on garde espoir...
PSS: et bien sûr un grand merci à tous pour vos gentilles pensées pour la Mamy d'Olivier. Comme Marilou l'a dit lorsqu'on lui a appris la nouvelle "Grand Mamy au ciel et dans le coeur pour toujours"
Cool avec Papa
Marilou a énormément joué avec sa nouvelle maison des Pet Shop offerte par Mounette et Bonpapa
Les deux minettes à donf'
distribution de vache qui rit
Chat alors !!!
Nous voici de retour après ces premières vacances scolaires pour Marilou.../999999999999999999999999999999999999999999999999*////
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et voici le message de Nala...et encore vous ne pouvez pas voir comme elle me mordille les doigts à chaque fois que j'essaie de taper !!!
Bon je crois que je reviendrai quand elle ira dormir ailleurs...
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Bon là c'est une photo quand elle est à "fond" comme vous pouvez le constater.
En ce moment c'est pareil sauf qu'elle se vautre sur le clavier !!!!!!!!!
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et voici le message de Nala...et encore vous ne pouvez pas voir comme elle me mordille les doigts à chaque fois que j'essaie de taper !!!
Bon je crois que je reviendrai quand elle ira dormir ailleurs...
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Bon là c'est une photo quand elle est à "fond" comme vous pouvez le constater.
En ce moment c'est pareil sauf qu'elle se vautre sur le clavier !!!!!!!!!
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